Vendredi 3 juillet 2009
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19:30
La toute première image qui me vient à l'esprit en pensant à Ispahan est celle d'une rose. Sur la rose se trouvent des épines, forcément, c'est parfaitement logique. Mais à quoi ressemblait,
vraiment, donc cette
épine d'Ispahan qui joue un rôle central chez Cendrars - et chez lui seul - lorsqu'il bourlingue vers Gênes sur le rafiot vineux de Papadakis, cette
badine
qui a provoqué sa rupture d'avec Rogovine, cette
canne ? Est-ce qu'elle
existe encore ? A-t-elle jamais existé ? Une petite photo ?
Qui saura donner une réponse que même Google me refuse ? Voilà qui ne m'empêchera pas de dormir - il y a bien d'autres choses pour ça - mais tout de même...
Un beau matin, deux types du Sud étaient venus nous trouver au Caravansérail de Téhéran et nous avaient offert une épine d'Ispahan, une grande et belle épine, aussi flexible et svelte qu'une
jeune fille et enrichie comme la baguette d'une fée, incrustée qu'était la tige d'une fine résille d'or représentant des feuilles et des boutons d'églantier.
Blaise Cendrars,
Bourlinguer
Par Bélisaire
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Publié dans : Leurs mots
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J'en gardes peu de choses, sauf le fantôme, le phantasme de cette épine dont je n'ai jamais réussi à saisir une représentation précise ....
Et sur laquelle je m'interroges toujours .
Merci au net qui me permet de partager cette angoisse existentielle .!!!
Il ne nous reste plus qu'à aller en Iran ;)
Curieux tout de même ! J'ai moi aussi commencé la lecture de "Bourlinguer" de Blaise Cendrars que je découvre avec ce livre et deux choses ont plus particulièrement retenues mon attention : la Storia do Mogor (Venise) et cette fameuse épine d'Ispahan (Gênes). C'est précisemment cette dernière qui m'a faite atterir sur ce blog ce soir ! Je vois que je ne suis pas seul à me poser cette question "épineuse" si je puis me permettre ce jeu de mot facile.